Attaché

2 septembre 2026

Auditer un compte Google Ads avec l'IA : notre méthode en 45 minutes

Réponse courte : un audit Google Ads avec l’IA consiste à brancher Claude directement sur le compte via un connecteur MCP en lecture seule, puis à dérouler une série de questions structurées — vue d’ensemble, gaspillage, structure, quick wins, restitution. Ce qui prenait une demi-journée d’exports tient en 45 minutes de conversation, l’IA faisant l’extraction et le premier tri pendant que l’expert garde l’arbitrage.

Un audit qui commence par la comparaison : le CPA de chaque client, en une question.

Un audit qui commence par la comparaison : le CPA de chaque client, en une question.

Un audit Google Ads classique commence toujours pareil : on demande un accès au compte, on attend qu’il arrive, on exporte six rapports, on les croise dans un tableur, et on passe une demi-journée à fabriquer les chiffres avant même de commencer à réfléchir. Nous avons fait cet exercice des dizaines de fois en agence. La partie extraction n’a jamais rien appris à personne — c’est la partie lecture qui vaut de l’argent.

Depuis que nous branchons Claude directement sur les comptes via Attaché, le même audit tient en 45 minutes de conversation. Voici le déroulé exact que nous utilisons, question par question, avec un exemple chiffré complet.

Étape 1 — la photo d’ensemble (5 minutes)

« Donne-moi la dépense, les conversions et le coût par conversion par campagne sur 90 jours, avec la tendance mensuelle. »

Une seule question, et vous savez où va l’argent et si la trajectoire se dégrade. Claude compose la requête GAQL, l’exécute, et sert le tableau trié — le fonctionnement détaillé est dans interroger Google Ads sans écrire de GAQL. Sur un compte sain, cette étape est ennuyeuse. Tant mieux : un audit doit d’abord confirmer ce qui va bien.

Étape 2 — le gaspillage évident (10 minutes)

C’est ici que l’audit se paie. Trois questions, dans l’ordre : les termes de recherche qui ont coûté plus de 20 € sans aucune conversion (la liste des négatifs à ajouter) ; les campagnes qui dépensent sous leur budget pendant que d’autres saturent (les réallocations) ; les campagnes en concurrence sur les mêmes requêtes (le trafic qu’on se rachète à soi-même).

Exemple travaillé, sur un compte fictif à 8 000 €/mois que nous appellerons « Atelier Lucas », mobilier sur mesure. La première question sort 11 termes de recherche pour 940 € de dépense sans conversion sur 90 jours — dont 310 € sur des requêtes contenant « ikea ». La deuxième révèle que la campagne Search « Marque » sature à 100 % de son budget avec un coût par conversion de 9 €, pendant que « Générique — National » consomme 2 400 €/mois à 74 € par conversion. Le premier arbitrage s’écrit tout seul : +30 % sur Marque, négatifs sur Générique, et environ 1 250 €/mois qui changent d’affectation. Un tiers du résultat de l’audit, en dix minutes.

Étape 3 — la structure (10 minutes)

« Liste les groupes d’annonces avec moins de 100 impressions sur 30 jours. » Les branches mortes — chez Atelier Lucas, 9 groupes sur 31, résidus d’une ancienne segmentation par ville jamais nettoyée. Puis : « quels ratios impressions/clics par type de campagne ? » — le Search qui fatigue, la PMax qui absorbe tout. Ces questions ne produisent pas d’économies directes ; elles produisent la liste de nettoyage qui rend le compte pilotable.

Étape 4 — les quick wins (15 minutes)

« Sur quelles campagnes le coût par conversion est-il deux fois meilleur que la moyenne du compte ? » Celles à pousser. Puis la contre-question que peu d’audits posent : « ces conversions ont-elles la même valeur ? »

C’est le moment où le connecteur multi-sources change la nature de l’exercice : GA4 est dans la même conversation, via le même connecteur. « Croise avec GA4 : le panier moyen des conversions de la campagne X diffère-t-il de celui de la campagne Y ? » Chez Atelier Lucas, la campagne au CPA de 22 € vendait surtout des accessoires à 60 € de panier ; celle à 74 € de CPA vendait des meubles à 1 900 €. Le « mauvais » CPA était le meilleur investissement du compte. Un audit qui s’arrête au coût par conversion aurait recommandé exactement l’inverse.

Étape 5 — la restitution (5 minutes)

« Résume cet audit en dix points pour un client non technique, avec les trois actions prioritaires et leur impact estimé. » L’IA a le contexte de toute la conversation ; le document sort prêt à relire, pas prêt à envoyer — nuance importante, on y revient. Pour industrialiser la suite, ce même canevas devient un rapport hebdomadaire automatique.

L’IA remplace-t-elle l’auditeur ?

Non, et nous le disons en le pensant. L’IA voit les chiffres ; elle ne voit ni la saisonnalité du client, ni la marge par produit, ni l’historique des tests, ni la promesse commerciale faite en réunion. Sur l’exemple ci-dessus, c’est la question du panier moyen — une question d’expert — qui a renversé la conclusion. L’audit IA fait l’extraction et le premier tri ; votre valeur se concentre sur l’arbitrage et la relation. C’est exactement le bon partage, et c’est pour ça que nous relisons chaque restitution avant envoi.

Le prérequis matériel est mince : un connecteur en lecture seule (chez Attaché, toute requête d’écriture est bloquée côté serveur — impossible de toucher aux campagnes pendant l’audit) et l’autorisation du client, qu’il donne lui-même en trois minutes via un lien d’invitation, sans ajouter personne à son MCC. Pour une agence, le même déroulé s’exécute ensuite sur tout le portefeuille : comparer les CPA de tous ses clients est la version transverse de l’étape 1. Le tout tient dans le plan Solo à 29 €/mois — les tarifs sont au nombre de clients, pas au volume de questions.

Questions fréquentes

L’IA peut-elle modifier le compte pendant l’audit ?

Non. Google ne propose pas de scope OAuth en lecture seule pour Google Ads, alors Attaché applique la restriction côté serveur : seules les requêtes GAQL de type SELECT passent. Mettre une campagne en pause ou changer un budget est structurellement impossible depuis Claude.

Combien de données historiques peut-on auditer ?

Tout ce que l’API Google Ads expose — largement au-delà des 90 jours utilisés ici. Pour les tendances longues, nous demandons souvent 13 mois afin de neutraliser la saisonnalité ; la requête reste une phrase.

Faut-il un accès au MCC du client ?

Non, et c’est un point que les clients apprécient : le client autorise lui-même ses comptes via un lien d’invitation Attaché, en lecture seule, et peut révoquer en un clic — la révocation supprime aussi l’accès chez Google. Personne de l’agence n’est ajouté au compte.


Menez votre premier audit en conversation dès cette semaine : l’essai Attaché dure 60 jours, sans carte. GA4, Google Ads et Search Console de tous vos clients dans un seul connecteur Claude.

← Tous les articles