2 septembre 2026
Comparer le CPA de tous vos clients en une seule question
Réponse courte : comparer le CPA de plusieurs clients demande normalement d’exporter chaque compte Google Ads un par un, soit une journée de travail pour dix clients. Avec l’outil
cross_client_reportd’Attaché, Claude exécute la même requête sur tous les comptes autorisés en temps réel et rend un classement en deux minutes. Le benchmark interne devient une routine au lieu d’un projet.
cross_client_report : le même rapport exécuté sur tout le portefeuille, un résultat par client.
Chaque agence est assise sur un trésor qu’elle n’exploite presque jamais : son propre portefeuille. Douze clients e-commerce, ce sont douze expériences parallèles menées sur les mêmes plateformes, avec les mêmes formats et les mêmes enchères. Lequel a le meilleur coût d’acquisition ? Pourquoi lui ? Quand nous posions cette question dans notre ancienne vie d’agence, la réponse honnête était : « à peu près, je crois, faut que je vérifie ». Compiler dix comptes prenait une journée, donc personne ne la prenait.
C’est exactement le trou que cross_client_report vient boucher.
Pourquoi ce benchmark vaut-il autant ?
Parce qu’un CPA ne veut rien dire en absolu. 35 € d’acquisition, c’est excellent ou catastrophique selon le panier moyen, le cycle d’achat, le secteur. La seule référence que vous possédez en propre, c’est votre portefeuille : des comptes que vous gérez avec les mêmes méthodes, dont vous connaissez les paniers et les marges. Si le client A convertit à 12 € et le client B à 40 € sur des paniers comparables, la structure du compte B a un problème — ou son site, ou son marché. Dans les trois cas, vous le savez avant lui, et c’est vous qui décrochez le téléphone.
Il y a aussi un usage commercial que nous assumons complètement : « sur notre portefeuille, votre CPA est dans le premier quartile » est une phrase qui renouvelle un contrat. Et l’inverse — un CPA qui glisse de 10 % en trois mois — ne se voit jamais en absolu, toujours en comparatif.
Comment fonctionne cross_client_report ?
cross_client_report est un outil MCP exposé par le connecteur d’équipe Attaché : il prend une requête et l’exécute sur chaque client autorisé, puis rend un résultat par client. Claude l’appelle tout seul dès que votre question porte sur plusieurs clients — vous n’avez pas à connaître son nom, mais savoir qu’il existe aide à formuler.
Dans Claude, ça donne :
« Compare le coût par conversion Google Ads de tous mes clients e-commerce sur les 30 derniers jours, trié du meilleur au moins bon, avec la dépense totale et le nombre de conversions de chacun. »
Sous le capot, Claude génère la requête GAQL (sans que vous écriviez une ligne), l’outil l’exécute compte par compte, en lecture seule, en temps réel. Rien n’est exporté, rien n’est stocké chez nous.
Un benchmark travaillé, chiffres à l’appui
Prenons une agence fictive de 12 clients e-commerce B2C. La question ci-dessus rend un classement dont voici les deux extrêmes : en tête, une marque de puériculture à 11,80 € de CPA pour 3 400 € de dépense mensuelle ; en queue, une boutique de mobilier à 47,20 € pour 5 100 € de dépense. Entre les deux, le gros du portefeuille se tient entre 18 et 28 €.
Première lecture, tentante et fausse : « le compte mobilier est mal géré ». Le panier moyen du mobilier est de 620 € contre 45 € en puériculture — un CPA de 47 € y est même très rentable. C’est la première précaution du benchmark : segmenter par panier et cycle d’achat comparables, ce qui se demande dans la même phrase (« uniquement mes clients à panier inférieur à 100 € »).
Deuxième lecture, la bonne : dans le segment des paniers comparables, deux clients ressortent à 26 et 28 € quand les cinq autres tournent entre 12 et 18 €. Vous enchaînez : « pour ces deux clients, montre la répartition de la dépense par type de campagne, et compare avec les cinq meilleurs ». Réponse : les deux retardataires mettent 70 % du budget en Performance Max sans exclusions de marque, les meilleurs plafonnent PMax à 40 % avec le brand isolé. Vous venez de trouver votre chantier du trimestre — et un argument pour l’audit complet de ces deux comptes.
Troisième découverte, presque systématique lors du premier benchmark : les conversions ne sont pas définies pareil partout. Un client compte les ajouts au panier, l’autre les achats. La première session sert souvent à harmoniser le tracking — c’est déjà une mission facturable.
Et côté conformité, comparer les clients entre eux ?
La question est légitime et mérite une réponse précise. Chaque client a autorisé ses comptes lui-même, en lecture seule, et voit dans son espace exactement ce qu’il partage — le mécanisme est décrit dans l’onboarding sans mot de passe. Le benchmark reste une analyse interne à l’agence : ce que vous montrez au client A, c’est sa position relative, jamais les chiffres du client B.
Côté Attaché, aucune donnée métier n’est stockée : les requêtes passent en temps réel et seul un journal des questions posées est conservé (la question, jamais le résultat). Le propriétaire du compte peut d’ailleurs restreindre chaque membre de l’équipe à certains clients — le consultant qui gère trois comptes ne peut pas benchmarker les neuf autres. Les détails sont sur la page sécurité.
Trois questions pour installer la routine
Une fois le premier classement fait, la valeur vient de la récurrence. Notre rythme recommandé tient en trois questions : le classement CPA mensuel segmenté par type de client, l’évolution du CPA de chaque client sur 90 jours (« lequel se dégrade en silence ? »), et le croisement avec GA4 (« pour les clients dont le CPA monte, le taux de conversion du site a-t-il bougé ? ») — parce qu’un CPA qui grimpe est aussi souvent un site qui convertit moins qu’un média qui coûte plus. Cette routine se combine naturellement avec la revue hebdomadaire en une question.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’outil cross_client_report d’Attaché ?
C’est un outil MCP qui exécute une même requête (Google Ads, GA4 ou Search Console) sur plusieurs clients autorisés et rend un résultat par client. Claude l’utilise automatiquement quand une question porte sur l’ensemble du portefeuille, ce qui rend triviaux les benchmarks qui demandaient une journée d’exports.
Un CPA se compare-t-il vraiment d’un client à l’autre ?
Uniquement à panier moyen, cycle d’achat et définition de conversion comparables. Demandez à Claude de segmenter (« mes clients e-commerce B2C à panier inférieur à 100 € ») et vérifiez lors du premier benchmark que tous les comptes mesurent la même chose. L’écart de définition de conversion est le premier enseignement de la plupart des benchmarks.
Les clients voient-ils les données les uns des autres ?
Non. Chaque client n’autorise que ses propres comptes et ne voit que son propre partage ; le comparatif n’existe que côté agence, dans la conversation de l’analyste. Une URL restreinte par client permet même de donner au client final un accès limité à ses seules données.
Votre portefeuille contient déjà la réponse à « c’est quoi un bon CPA chez nous » — il ne reste qu’à la lui demander. Essai gratuit de 60 jours, sans carte bancaire.